DÉTECTION INCENDIE


Une obligation légale à partir du 8 mars 2015

A partir du 8 mars 2015, chaque logement, maison individuelle et/ou appartement, devra être équipé d’au moins un détecteur normalisé de fumée, dont l’occupant aura la charge et la responsabilité de l’entretien

Chaque année, en France, environ 250 000 incendies domestiques sont déclarés aux assurances, soit un incendie toutes les deux minutes. 800 décès et 10 000 blessés leur sont imputables. Et bien que 70 % des incendies se déclenchent en pleine journée, 70 % des incendies mortels se produisent la nuit, les occupants endormis ne se réveillant pas.

Deux tiers des victimes succombent, asphyxiées pendant leur sommeil. L’intoxication par inhalation de fumée est à l’origine de 75 % des décès*.

Au regard de ces chiffres et selon des statistiques officielles, un Français sur trois sera victime d’un incendie dans sa vie ! C’est dire si la problématique concerne le plus grand nombre d’entre nous. Ce constat fut à l’origine de cinq années de débats législatifs et d’un projet de loi promulgué le 9 mars 2010.

Le rôle du détecteur normalisé de fumée n’est autre que d’alerter à temps les occupants du logement

lors d’un départ de feu à l’intérieur de ce dernier. En cas d’émanation de fumée, le détecteur émet un signal sonore suffisant pour réveiller une personne endormie (85 dB à 3 m). Ce dispositif est loin d’être anodin : il permet a priori de réduire de 90 % le risque de décès en cas d’incendie.

Un équipement simple mais primordial

L’utilisation régulière de ces détecteurs dans d’autres pays, notamment au Canada, a démontré leur intérêt pour sauver à la fois les biens et les personnes. En France, un incendie domestique se déclare toutes les 2 minutes. Dès l’émission de fumée, au début d’un incendie, un signal sonore se déclenche et alerte – voire réveille – les occupants du logement.
Depuis l’an dernier, les détecteurs de fumée fleurissent dans les rayons. Mais ils ne sont pas tous de qualité égale, et pour quelques euros de différence, acheter le produit le moins cher n’est pas toujours un choix judicieux. L’important est d’installer un détecteur certifié NF DAAF, une marque de qualité qui témoigne que le détecteur a été conçu et fabriqué pour assurer la plus grande sécurité à l’utilisateur. Sans attendre le 8 mars prochain, les installateurs peuvent conseiller leurs clients et leur parler de cette obligation.